INTERDICTION DU VOILE INTÉGRAL EN SUISSE

1. Quelle est votre relation avec la Suisse ? Quelle image en avez-vous ?

Ma relation avec la Suisse est d’abord et avant tout une passion philosophique et spirituelle. Pendant mes études d’histoire de la philosophie à la Sorbonne, j’ai été bercé par la sagesse du genevois Jean-Jacques Rousseau et l’esprit de réforme et de liberté théologique de Calvin qui a pu trouver refuge d’abord à Bâle puis à Genève où il accueillit notamment les exilés protestants anglais persécutés par la reine Marie 1er en 1555. Je n’oublie pas non plus que c’est à la frontière suisse à Ferney au pays de Gex que Voltaire, l’apôtre de la tolérance religieuse au profit des protestants, a passé les 20 dernières années de sa vie loin des puissants et de la vie mondaine.

Par ailleurs, je suis admiratif du parcours intellectuel du Professeur suisse Tariq Ramadan qui, selon moi, doit jouer à l’avenir un rôle important pour favoriser le vivre-ensemble entre les communautés chrétiennes et musulmanes en Europe en général et en Suisse en particulier. J’espère seulement qu’il ne connaitra pas le même destin tragique du protestant d’origine juive Michel Servet qui a connu les affres du bûcher sur ordre du Grand Conseil de la République de Genève un certain 27 octobre 1553.


2. Que pensez-vous du résultat du vote ? Comment le monde arabe réagit-il?

En ma qualité de militant algérien des droits de l’Homme, je ne peux que respecter le vote souverain du peuple suisse, quand bien même ce vote contre le port du niqab n’a recueilli qu’une faible majorité des électeurs, soit 51,21%. Ce qui indique que 48,79% des électeurs suisses ont voté contre, ce qui n’est pas négligeable.

Le monde arabe et musulman s’est contenté de rendre compte de la décision du peuple suisse à travers les différents médias publics et privés. Il n’a pas non plus à interférer ni à s’ingérer dans les affaires suisses.


3. Le Conseil central islamique Suisse (CCIS) perçoit des fonds pour payer les amendes. Seriez-vous prêt à payer les amendes des femmes qui ont été condamnées, comme vous l’avez déjà fait dans le canton du Tessin ?

Le CCIS, en sa qualité d’organisation suisse, est indépendant et libre de ses choix. Je n’ai pas à me prononcer sur ses activités ou sur ses décisions car je ne fais pas partie de son conseil d’administration.

En ce qui me concerne, je maintiens mon engagement à défendre la liberté religieuse et la liberté vestimentaire aussi bien pour celles qui souhaitent porter librement le Niqab en Europe dans 8 pays (France, Belgique, Pays-Bas, Autriche, Allemagne, Danemark, Bulgarie, et Suisse) que pour celles qui ne veulent pas porter le voile dans le monde musulman au Soudan et en Iran par exemple. 

Ainsi, je continuerai à payer les amendes dans les 26 cantons suisses, comme c’est déjà le cas au Tessin et à Saint Gall. C’est une question de principe que j’ai largement développée dans mon ouvrage paru en 2018 « Le Voltaire du Niqab »


4. Les opposants affirment que le peuple suisse ne veut pas que les mécènes paient les amendes. Ont-ils raison ?

D’un point de vue nationaliste, les opposants suisses ont raison car il n’est jamais agréable de voir des étrangers s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays quel qu’il soit. 

C’est d’ailleurs le même sentiment de rejet qui prévaut dans mon pays l’Algérie lorsque l’ONU se permet de critiquer la politique du gouvernement algérien quand il jette en prison des détenus d’opinion et des opposants politiques, comme ce fut mon cas pendant 443 jours jusqu’au 19 février 2021.

En revanche, d’un point de vue éthique, je crois qu’ils ont tort car dans toute démocratie digne de ce nom, comme c’est le cas pour la Suisse, la liberté religieuse est garantie par la Constitution et par la déclaration universelle des droits de l’Homme, signée le 10 décembre 1948, dans son article 18 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».

C’est donc en vertu de cet article 18 que depuis 2010 je m’autorise à payer ces amendes que les Etats européens et musulmans dressent à l’encontre des femmes qui sont en contravention avec leurs lois nationales. Je tiens à préciser aux électeurs suisses que le paiement des amendes, issu d’un fonds personnel de « défense de la Liberté » d’un million d’euros, s’inscrit dans le respect absolu des lois votées de façon souveraine par ces Etats qui prévoient dans les décrets d’application que le paiement des amendes annule de facto l’infraction à la Loi.

Ainsi, ma démarche est absolument légale. Elle ne constitue en aucun cas une provocation, un manque de respect ou une atteinte à l’unité ou à la sécurité nationale des pays concernés.


5. L’interdiction de la burqa pourrait encore être soumise à la Cour européenne des droits de l’homme. Pourquoi devrait-elle juger différemment à l’avenir qu’elle l’a fait dans le passé ?

Toute Loi votée par un Etat européen est susceptible d’être contestée par la Cour européenne des droits de l’homme. Jusqu’à maintenant, cette juridiction à validé les lois anti-niqab en France en 2014 et en Belgique en 2017 car les juges ont considéré à juste titre que la peine encourue, soit une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 181€ (200 francs suisses), était « proportionnée au délit » du port du voile intégral.

Dans le cas de la loi anti-niqab votée en Suisse, c’est différent. Au Tessin par exemple, les peines peuvent aller jusqu’à 10 000 francs suisses (9200€) en cas de récidive. A l’époque en 2016, les législateurs du canton du Tessin ont fait preuve d’un excès de zèle irresponsable et enfantin  afin disaient-ils de « me dissuader » de payer personnellement les amendes. C’était peine perdue car je me suis déplacé le jour même de l’application de cette loi liberticide le 1er juillet 2016 à Locarno puis ensuite à Lugano.

Si le décret d’application consécutif au vote de l’interdiction du niqab sur l’ensemble du territoire suisse reprend celui du Tessin, la Cour européenne des droits de l’homme, siégeant à Strasbourg, invalidera très certainement la Loi suisse au motif que les peines prévues par cette Loi sont disproportionnées au regard du délit constaté. Ce serait dommage pour la Suisse que de voir le vote souverain de son peuple être retoqué pour ce motif indigne d’un esprit responsable, tolérant et démocratique.


6. La burqa est un symbole de l’islam radical, selon l’argument principal des opposants de l’interdiction. Quel est donc l’argument contre l’interdiction du voile ?

Il est important de faire la distinction sémantique entre les mots « burqa » et « niqab ». La burqa est un voile grillagé que les femmes afghanes sont obligées de porter contre leur volonté sous l’emprise des Talibans, adeptes d’un Islam obscurantiste et rétrograde.

En revanche, le Niqab est un voile léger que certaines femmes (une trentaine en Suisse) ont décidé de porter librement, sans que qui que ce soit ne les ait contraintes de le porter. Il est évident qu’en ma qualité de militant des droits de l’homme et de la femme, je ne paierai jamais une amende liée au port de la « burqa », symbole de l’avilissement et de la soumission de la femme.

A cet égard, je tiens à ajouter que je suis à titre personnel farouchement opposé au port du niqab qui touche en Europe essentiellement des femmes converties d’origines européennes (66%). Car c’est incontestablement un frein à une intégration sociale réussie. D’ailleurs, ma femme Cécile Le Roux qui est une américaine diplômée en littérature de l’université de Stanford en Californie, ne porte ni le voile, ni le niqab, ni le burkini.Au demeurant, je crois que derrière la question lancinante de l’interdiction du voile intégral en Europe se cache une peur profonde de l’image médiatique d’un l’islam violent véhiculé par des groupes minoritaires comme Al Qaïda au Pakistan, Daesh en Syrie, Aqmi au Sahel ou Boko Haram au Nigéria qui dénature profondément le message de paix de l’Islam et contribue à fragiliser le vivre-ensemble entre les communautés chrétiennes, juives et musulmanes en Europe, et de façon plus générale en Occident. En ma qualité de citoyen algérien musulman, qui est né et qui a vécu 40 ans en Europe, je condamne avec la plus grand rigueur les agissements barbares de ces groupes terroristes intégristes qui représentent 0.01% des 1 milliard 700 millions de musulmans vivant pacifiquement sur cette planète.

Articles dans la presse internationale suite à l’interdiction du port du voile intégral en Suisse

Albanie:

Italie:

Indonésie :

Russie :

Allemagne :

https://www.trtdeutsch.com/news-europa/schweizer-verhullungsverbot-millionar-will-strafen-der-musliminnen-zahlen-4745924

Anglais :

https://sputniknews.com/europe/202103121082322022-algerian-zorro-of-the-niqab-is-back-vows-to-pay-fines-for-swiss-women-amid-new-muslim-veil-ban-/

France :


https://www.valeursactuelles.com/societe/interdiction-du-voile-integral-en-suisse-le-millionnaire-algerien-rachid-nekkaz-va-payer-les-amendes-des-femmes-verbalisees-129414


Roumanie :

https://www.libertatea.ro/stiri/un-miliardar-franco-algerian-anunta-ca-plateste-toate-amenzile-din-europa-pentru-purtarea-valului-islamic-apar-libertatea-religioasa-3445802

Suisse:

https://www.20min.ch/story/millionaer-bezahlt-in-allen-kantonen-die-nikab-bussen-165289605890

https://www.blick.ch/politik/rachid-nekkaz-blechte-schon-in-st-gallen-und-im-tessin-millionaer-zahlt-alle-schweizer-nikab-bussen-id16393532.html

NEKKAZ DÉPOSE PLAINTE CONTRE BELKACEM ZEGHMATI

Article rédigé Mokrane AIT OUARABI le 03 mars 2021

Le militant politique Rachid Nekkaz, fondateur du Mouvement de la jeunesse et du changement (MJC, parti non agréé), a annoncé qu’il déposera plainte contre le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati.

Dans une vidéo postée lundi soir sur sa page Facebook officielle, ce militant politique, remis en liberté le 19 février avec d’autres détenus d’opinion suite à une décision présidentielle, a vertement critiqué le garde des Sceaux auquel il imputa la responsabilité de l’incarcération de militants actifs dans le mouvement populaire du 22 février 2019.

Se référant à la Constitution de 2016, Rachid Nekkaz a affirmé que la nomination, le 31 juillet 2019, de Belkacem Zeghmati au poste de ministre de la Justice a été faite de manière «illégale»«illégitime» et «anticonstitutionnelle» en ce sens que le chef de l’Etat par intérim n’est pas habilité à remanier ou changer la composante du gouvernement. Pour étayer ses propos, il a cité les articles 102 et 106, mais c’est de l’article 104 qu’il s’agissait.

«Le gouvernement en fonction au moment de l’empêchement, du décès ou de la démission du président de la République ne peut être démis ou remanié jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau président de la République», stipulait cet article. Partant de ce postulat, Rachid Nekkaz a affiné sa nouvelle ligne de défense en considérant tous les changements effectués par M. Zeghmati comme «illégaux».

«Un ministre anticonstitutionnel, illégal et illégitime n’a pas le droit de nommer des procureurs ou des juges. Et ces mêmes procureurs n’ont pas le droit, eux-mêmes, d’incarcérer ou de lancer des procédures pour mettre en prison, sous mandat de dépôt, des militants», a-t-il martelé, citant dans ce contexte le mouvement dans le corps des magistrats effectué durant l’année 2019.Advertisements

Un mouvement, a-t-il indiqué, qui a concerné plus de 3000 magistrats. «Cette chaîne judiciaire est totalement illégale», a-t-il insisté, précisant que «c’est pour cette raison qu’il avait demandé à ses avocats de déposer plainte près de la Cour suprême contre Belkacem Zeghmati». Selon lui, plus de 300 personnes ont été victimes de cette «chaîne judiciaire illégale».

Des personnes, a-t-il souligné, qui ont été incarcérées durant ces deux dernières années à cause de leurs publications sur Facebook, de leurs vidéos sur Youtube… ou tout simplement parce qu’ils ont participé à des marches pacifiques.

Rachid Nekkaz a indiqué que 28 parmi ces personnes croupissent encore en prison, réclamant dans ce sillage leur libération. Pour celui qui a passé plus d’une année en détention provisoire sans qu’il ne soit jugé, toutes ces personnes ont été victimes d’injustice. «Elles ont le droit de déposer plainte de leur côté pour exiger réparation», a-t-il dit.

Rachid Nekkaz n’est pas à sa première critique acerbe du système judiciaire en ciblant plus particulièrement le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati.

On se souvient encore de sa lettre envoyée en décembre 2020 à partir de la prison au ministre de la Justice, dans laquelle il avait dénoncé ses conditions carcérales, tout en proposant son «aide financière» à la direction générale des établissements pénitentiaires.

Militant infatigable, il dit refuser de se taire face à l’arbitraire, soulignant ainsi l’urgence de «construire un Etat de droit». Il faut rappeler que Rachid Nekkaz a été placé sous mandat de dépôt en décembre 2019 par le tribunal de Dar El Beïda à Alger. Il a été poursuivi pour «atteinte à l’unité nationale» et «incitation à attroupement armé». 

L’ÉTAT DE SANTÉ DE RACHID NEKKAZ S’EST AGGRAVÉ DANS LA PRISON D’EL ABIODH SIDI CHEIKH

5ème lettre de Rachid Nekkaz de la prison d’EL Abiodh Sidi Cheikh.

Salam, Azul, Bonjour,

J’ai demandé à mes avocats de saisir l’Organisation des Nations unies (ONU) pour NON-ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER.Après une période de 50 jours sans médicament, sans médecin et sans consultation à l’hôpital, suivi d’un transfert illégal de la prison de Koléa près d’Alger à la prison de d’El Abiodh Sidi Cheikh située à 700 Km au sud-ouest d’Alger, ma maladie s’est empirée.

Je souffre d’une hypertrophie de la prostate qui s’est fortement développée ces derniers jours. Le poids de ma prostate est passé de 28 g le 29 décembre 2020 à 41 g le 17 février 2021 soit une augmentation de 46% entrainant une hausse importante du volume de celle-ci.Le poids d’une prostate normale chez un homme est environ de 20 à 25 g.

Malheureusement ce processus est irréversible pour moi, on ne peut plus revenir en arrière.

Al-hamdou-lliah, grâce à la pression des avocats du HIRAK que je remercie énormément, des médecins ont pu confirmer ce diagnostic alarmant en réalisant hier sur moi, le mercredi 17 février, toute une série d’examens médicaux en prison.

En effet, (3) trois médecins sont venus spécialement de l’hôpital l’Elbiadh, situé à 125 Km de la prison ainsi que (3) autres trois spécialistes dont un chirurgien de Tizi Ouzou, un radiologue indépendant de Bejaia et un médecin chef d’Oran.

Par ailleurs, ces (6) six médecins ont confirmé que mon dossier médical, établi lors de mon incarcération à la prison de Koléa, a bien été falsifié avec des analyses de sang « non conforme » écrit au stylo et une analyse du PSA de la prostate indiquant un nom masqué avec un correcteur de couleur blanche qui ne m’appartient pas.

Face à ce scandale médical, doublé d’un flagrant abus de pouvoir du « délinquant constitutionnel  » BELKACEM ZEGHMATI, mes avocats vont de nouveau déposer une plainte auprès de la cour suprême d’Alger ainsi que saisir le Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève pour NON-ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER et abus de pouvoir.

Cette plainte sera dirigée contre le directeur général des prisons qui est le RESPONSABLE de la falsification du dossier médical de Rachid Nekkaz à Koléa, contre le procureur général d’El-Bayadh qui a COUVERT cette falsification du dossier médical de Rachid Nekkaz et contre le délinquant constitutionnel BELKACEM ZEGHMATI qui est le DONNEUR D’ORDRE de cette falsification du dossier médical de Rachid Nekkaz.Malgré tout, j’entamerai ma grève de la faim de 29 jours, ce vendredi 19 février, pour un HIRAK professionnel quotidien et pacifique.

Je tiens tout particulièrement à adresser mes sincères remerciements aux 14 avocats qui sont venus me voir en prison, n’hésitant pas à faire plus de 1500 km aller-retour.

COMMÉMORATION LE 2ÈME ANNIVERSAIRE DES ÉVÉNEMENTS DE KHENCHELA

Rassemblement devant l’Ambassade d’Algérie

Le MJC (Mouvement de la Jeunesse et du Changement) organisé un rassemblement , le samedi 20 février 2021, de 14 H à 17H, devant l’Ambassade d’Algérie au 50 rue de Lisbonne, 75008 Paris pour commémorer le 2ème anniversaire des événements de Khenchela, le 19 février 2019.


Moment durant lequel des milliers de personnes sont allés apporter leur parrainage pour soutenir le candidat Rachid Nekkaz à la présidentielle d’avril 2019.


A ce moment des dizaines de personnes ont procédé à l’arrachement du grand portrait de l’ancien président Abddelaziz Bouteflika.

Cet événement du début  du Hirak est devenu un événement fondateur du mouvement de contestation qui, par la suite , mobilisa des millions d’algériens pour un changement politique pacifique.

LE FUTUR PROCÈS DU DÉLINQUANT CONSTITUTIONNEL BELKACEM ZEGHMATI

4ème lettre de Rachid Nekkaz de la prison d’El Abiodh Sidi Cheikh

Je vous informe que le « DÉLINQUANT CONSTITUTIONNEL » en la personne de Belkacem Zeghmati sera la première personne à être jugée par le tribunal constitutionnelle prévu dans la nouvelle constitution.

En cas de fuite de Belkacem Zeghmati, comme avait tenté l’ex-ministre de la Justice Tayeb Louh aidé par des passeurs, un mandat d’arrêt international sera émis contre Belkacem Zeghmati afin que celui-ci rendre des comptes à la justice algérienne.

Aujourd’hui quarante-cinq (45) millions d’algériens ne peuvent pas accepter et laisser un délinquant constitutionnel diriger le ministère de la justice en leur nom.

Je constate que depuis sa prise de fonction la justice algérienne est devenue une jungle, où règne la loi du plus fort et où les faibles sont détruits.

Mais ce qui est le plus surprenant et qui confirme la décadence irréversible de nos institutions, c’est la nomination ILLEGALE par l’ex-chef de l’État par intérim Abdelkader Bensalah de Belkacem Zeghmati au poste de ministre de la justice, le 31 juillet 2019.Je remarque que cette nomination est illégale, anticonstitutionnelle et illégitime car elle viole l’article 104 de la constitution de 2016.

Sur le plan du droit algérien et du droit international Belkacem Zeghmati est un délinquant constitutionnel. Ainsi toutes les nominations des juges ; des procureurs, des décisions de justice validées entre le 31 juillet 2019 et le 4 janvier 2020, soit 5 mois jusqu’à votre nomination légale, sont ILLEGALES et ANTICONSTITUTIONNELLES donc ANNULABLES. immédiatement

Par ailleurs, toutes les personnes condamnées pendant cette période de 5 mois seront en droit de faire une démarche pour obtenir réparation en contribuant à la future PLAINTE COLLECTIVE contre Belkacem Zeghmati qui aboutira « Inch Allah » à un procès respectueux des lois.

Je confirme que les seules décisions LEGALES sont celles qui ont été prononcées par les juges nommés, à partir du 4 aout 2020, par le ministre de la justice LEGALEMENT nommé par le nouveau Président de la république élu en conformité avec la constitution de 2016.

En attendant, au regard de cette multitude d’illégalités, je demande publiquement au président de la république Abdelmadjid Tebboune et aux plus hautes autorités du pays de tirer les conséquences juridiques de cette situation illégale et injuste en procédant à la libération immédiate de toutes les personnes concernées et notamment des prisonniers d’opinions.

« La justice Zeghmatienne » restera comme la tâche noire de l’Algérie Nouvelle.

En cas de silence prolongé à cette requête, ce n’est qu’en dernier recours que mes avocats saisiront les Nations-Unies dont l’Algérie est signataire de toutes les conventions internationales.

Rachid Nekkaz

VISITE DE PLUSIEURS AVOCATS AU DÉTENU RACHID NEKKAZ

Déclaration d’un groupe d’avocats dont maître Mostafa Bouchachi

Nous, groupement d’avocats, avons rendu visite, ce samedi 13 février 2021 au prisonnier d’opinion et aussi combattant de la liberté politique, monsieur Rachid Nekkaz, à l’Institution punitive d’ El Abiodh Sidi Cheikh.

Il nous a reçus chaleureusement avec son sourire habituel et avec une grande hospitalité.

Premièrement, il a exprimé ses remerciements et sa gratitude à tous celles et ceux qui sont solidaires de sa situation , qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur du pays.

Deuxième, Il nous également confirmé que son état de santé était très critique et qu’il avait un besoin urgent de soins médicaux.

Malgré de nombreux appels et demandes de sa part, tous ont été rejetés catégoriquement.

Le combattant de la liberté politique, Rachid Nekkaz, a déclaré qu’il été placé dans un isolement complet et dénonce son transfert arbitraire de l’établissement pénitentiaire de Koléa vers l’établissement pénitentiaire d’ El Abiodh Sidi Cheikh comme illégal.

Par ailleurs, il a reçu avec une grande émotion la nouvelle des appels vidéo de sa femme et de sa sœur pour que sa situation soit traitée avec humanité.

Il a également annoncé qu’il entamerait une grève de la faim à partir du 19 février 2021.En fin de compte, le combattant de la liberté politique, Rachid Nekkaz, insiste sur le fait que rester en prison n’affectera pas son moral autant que les graves transgressions auxquelles il est exposé.

A la fin de l’entretien, il n’a pas oublié d’exprimer sa gratitude à tous les avocats.

2ÈME LETTRE DE RACHID NEKKAZ DE LA PRISON D’ EL ABIODH SIDI CHEIKH

La terre bénie d’ El Abiodh Sidi Cheikh

Salam, Azul, Bonjour,

Je souhaite partager avec vous un moment de l’histoire de cette Algérie qui résista à la colonisation par les armes.

La prison ou je suis enfermée se situe à El Abiodh Sidi Cheikh, ville qui le centre de la grande tribu des Ouled Sidi Cheikh. Des guerriers courageux et des hommes fiers.

A cette époque la tribu des Ouled Sidi Cheikh était sous le commandement de Cheikh Bouamama , combattant reconnu et un personnage mystique de la résistance algérienne qui infligea plusieurs défaites à l’armée française.

François Oscar de Négrier était un général français qui participa à des exactions en Algérie.

En 1881, ce militaire français à l’époque avec le grade de colonel détruisit le tombeau à coupole (koubba) du marabout Sidi ‘Abd el-Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh » mort en 1616.

Ensuite, il n’hésita pas à profaner la tombe de «Sidi Cheikh » en montrant à travers son geste sacrilège son mépris et la négation même de l’identité musulmane .Al-hamdou-lliah, ce saint homme « Sidi Cheikh » apporta la protection et la bénédiction d’Allah, puisque 81 ans plus tard en 1962 la France sera expulsée de El Abiodh Sidi Cheikh et de l’Algérie tout entière.

Même si je suis malade loin d’un hôpital pour me soigner et isolé dans une petite cellule qui donne sur une cour de 2 m sur 2m, je me réjouis d’être ici à El Abiodh Sidi Cheikh car c’est une terre de bénédiction divine « Baraka» ou Allah soutient les hommes courageux et sincères.

LE PRÉSIDENT DE L’ORGANISATION ALGÉRIENNE DES DROITS DE L’HOMME (OADH) PARLE DE LA SITUATION DE RACHID NEKKAZ

Communiqué MJC du 10 février 2021.

Dans cet entretien dans le journal EL WATAN monsieur Kamel Maâchou , président de l’organisation algérienne des droits de l’homme (OADH) parle de la situation de Rachid Nekkaz .

Monsieur Kamel Maâchou développe plusieurs arguments avec lesquels nous sommes d’accord.

Mais nous militants du MJC nous regrettons plusieurs choses.

1/ Monsieur Kamel Maâchou ne demande pas clairement de la LIBÉRATION DE RACHID NEKKAZ. En effet, il parle de la nécessité du respect du code de procédure pénale alors que la détention de Rachid Nekkaz est illégale puisqu’il aurait du être libéré dès le 5 avril 2020 pour vice de forme.

2/ Monsieur Kamel Maâchou en tant qu’Algérien, regrette de voir l’affaire de Rachid Nekkaz être prise en charge par des étrangers. Mais monsieur Kamel Maâchou aurait dû intervenir depuis longtemps.

Des millions d’algériens avaient connaissance depuis des mois de l’illégalité et l’injustice de la détention Rachid Nekkaz.

Surtout depuis que les algériens sont informés que Rachid Nekkaz est gravement malade et qu’il a été transféré dans une prison aux portes du désert d’une façon arbitraire.

Après avoir programmé des manifestations devant Amnesty international à Paris la semaine dernière et prochainement devant le Conseil des droits de l’homme à Genève en Suisse avec un dépôt de plainte en préparation, le MJC regrette que monsieur Kamel Maâchou en qualité de militant des droits de l’homme n’intervienne que maintenant après des étrangers.

AFFAIRE WALID NEKICHE ET RÔLE DU PRÉSIDENT FRANÇAIS EMMANUEL MACRON DANS LE VERROU MÉDIATIQUE CONTRE RACHID NEKKAZ

Communiqué MJC du 07 février 2021

Le mardi 26 novembre 2019, Walid Nekiche est arrêté lors d’une manifestation étudiante. Huit jours plus tard, le 4 décembre 2019 Rachid Nekkaz était arrêté.

Lors de son jugement le 1er février Walid Nekiche a déclaré « Ils m’ont torturé. Agressé sexuellement. Ils m’ont enlevé ma dignité ».

Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions dans les médias nationaux et internationaux car cette affaire a réveillé le spectre de la torture en Algérie.Walid Nekiche a été condamné à six mois de prison pour possession de tracts, documents qui n’ont jamais été présentés lors de son procès.

Walid Nekiche a été libéré le soir même, après 1 an et 2 mois de détention.Le MJC se réjouit de cette libération et condamne fortement les actes immoraux perpétrés sur Walid Nekiche.

Nous espérons que la justice sera rendue et que des condamnations seront prononcées en direction des responsables de ces tortures.Rachid Nekkaz est détenu depuis 1 an et 2 mois, il a lui aussi dénoncé de nombreux dysfonctionnements et injustices en prison.

Il a écrit plusieurs lettres pour informer l’opinion publique et a déposé deux plaintes contre le dénommé Belkacem ZEGHMATI.

La réaction des autorités a été de ne pas répondre à ses demandes de remise en liberté alors qu’il y a vice de forme et de le transférer dans une prison aux portes du désert dans le but de l’éloigner de ses avocats pour rendre difficile sa défense ainsi que pour le laisser mourir à petit feux car il est gravement malade.

En Algérie les rédacteurs en chef des journaux et télévisions ont reçu comme instruction de ne pas traiter le cas Rachid Nekkaz, nous constatons qu’ il n’y a que deux à trois journaux électroniques algériens qui traitent des actions et des informations concernant Rachid Nekkaz.Pas un média international et surtout aucun média en France n’a parlé de ces faits depuis son incarcération malgré la diffusion durant plus d’un an de nombreux communiqués.

Malheureusement, force est de constater que Rachid Nekkaz ne bénéficie pas du même traitement médiatique que Walid Nekiche ou Khaled Drareni.

Le silence des organisations internationales en charge des droits de l’homme et des médias internationaux sur le cas Rachid Nekkaz depuis des mois est SUSPECT.On peut à juste titre se demander quelle rôle joue le président français Emmanuel Macron dans cette affaire de blocage médiatique.

Assurément, seule une personne politique importante peut imposer un blocage médiatique de cette sorte et aussi longtemps.

En effet, le président français Emmanuel Macron avait déclaré, en novembre 2020, qu’il ferait « tout » pour « aider » le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

Quitte pour cela à contrôler les médias français sur les sujets qui peuvent fâcher .A l’approche de la date anniversaire du déclenchement du HIRAK, les prochaines manifestations en Algérie devront aussi dénoncer le rôle de celui qui vraisemblablement tire les ficelles à l’origine du silence médiatique en France concernant Rachid Nekkaz. C’est-à-dire le président français Emmanuel Macron.

En effet, Rachid Nekkaz est le principal responsable des déboires en Algérie de Total, première entreprise française (CA 2018 : 184 Milliards de dollars).

Certains veulent lui faire payer très cher ses combats.

Dans l’hypothèse de la mort de Rachid Nekkaz en prison la responsabilité de Emmanuel Macron en qualité de complice de ce système rejeté par l’ensemble des algériens sera établie par les sympathisants du Hirak.

STRATÉGIE DÉMOCRATIQUE ET PACIFIQUE DE RACHID NEKKAZ POUR CHANGER ET SAUVER L’ALGÉRIE EN 29 JOURS D’ACTIONS CONTINUES.

IMPORTANT : TEXTE A PARTAGER AVEC TOUS VOS CONTACTS.

A. LE RAMADAN DES LIBERTÉS : Du VENDREDI 19 FÉVRIER 2021 au VENDREDI 19 MARS 2021.

1- Grève générale des commerçants, des administrations, des consulats et des ambassades dans les 58 wilayas et à l’étranger. (Depuis décembre 2019 l’Algérie est divisée en 58 wilayas)

2- Marche quotidienne dans les villes « chef-lieu » des 58 wilayas.

3- Soutien des avocats, des juges et des intellectuels à cette grève générale nationale.

4- Neutralité et légalité stricte de la police et de la gendarmerie dans le maintien de l’ordre public.

5- Soutien spirituel avec la grève de la faim de Rachid Nekkaz pendant ces 29 jours. Un mois lunaire pour l’islam.

B. OBJECTIF DE CETTE STRATÉGIE.

Après 29 jours de mobilisation, l’objectif final de cette stratégie sera d’amener le régime, dans le cadre d’un consensus avec toutes les forces vives du pays pour transformer le pouvoir, à signer le vendredi 19 mars 2021 les ACCORDS D’EL MOURADIA avec le futur GTRA (Gouvernement de Transition de la République Algérienne) pour installer un véritable État de droit et mettre fin à la misère sociale en Algérie.

Le GTRA sera composé de :

1- De personnalités nationales respectées.

2- D’avocats de HIRAK.

3- De technocrates dans les tous les domaines dont les finances.

C. COMMENT ARRIVER À CET OBJECTIF ?

1- Les leçons du HIRAK :

Le HIRAK des cinquante-six (56) vendredis consécutifs, de Février 2019 à Mars 2020, a été incontestablement un succès populaire et citoyen qui a permis de donner une belle image du peuple Algérien à l’étranger.

Malheureusement le HIRAK a été aussi un échec politique total, car il n’a pas réussi à changer le régime politique en soutenant de nouveaux leaders compétents, honnêtes et jouissant de la confiance de la majorité du peuple algérien.

Le régime a profité de cette grande faiblesse pour placer ses pions, verrouiller les élections présidentielles du 12 décembre 2019 et obtenir le soutien diplomatique de la communauté internationale.

 » LA MAFIA DES 40 MENTEURS  » a remplacé  » LA MAFIA DES 40 VOLEURS « .

Il faut tirer les leçons de nos erreurs passées et de notre naïveté politique.

Rendre le pouvoir au peuple n’est pas un jeu d’enfants. Il ne se réalise pas en chantant dans la rue, en scandant des slogans populaires ou en laissant des commentaires sur Facebook.

Il faut impérativement une stratégie concentrée, coordonnée et limitée dans le temps. Mais aussi des leaders avec un objectif simple, atteignable et consensuel : L’installation d’un VRAI ÉTAT DE DROIT. Sinon ce sera à nouveau l’échec.

2- Un HIRAK professionnel :

Le régime est devenu un expert dans le domaine de la manipulation.

Dans un premier temps, il a cherché à gagner du temps en faisant démissionner le Président Abdelaziz Bouteflika, ensuite il a divisé le peuple en utilisant l’affaire de l’emblème Berbère et pour finir il a emprisonné 300 militants pacifiques pour faire peur aux manifestants.

Dans un deuxième temps, le régime a organisé une élection présidentielle avec cinq (5) candidats du système dont l’un d’eux est devenu président de la République malgré un taux officiel d’abstention de 60%, la vérité est plus proche d’un taux d’abstention de 90%.

Face à ce régime qui a géré la crise avec une ÉQUIPE REDOUTABLE ET PROFESSIONNELLE, le HIRAK a présenté une ÉQUIPE D’AMATEURS ET SANS EXPÉRIENCE.

Le peuple Algérien qui connaît les lois du football sait très bien qu’une équipe d’amateurs ne peut jamais gagner contre une équipe de professionnels.

C’est la raison pour laquelle, jamais aucune équipe Africaine n’a remporté la Coupe du monde qui est restée le monopole des équipes européennes et Sud-Américaines, formations professionnelles et expérimentées.

Si le HIRAK veut prendre le pouvoir pacifiquement au nom du peuple, il doit devenir professionnel et organisé en acceptant d’abord de choisir des leaders animés d’un esprit collectif qui le représenteront pour enfin mettre en place un véritable état de droit démocratique en Algérie.

D.29 JOURS POUR RÉUSSIR.

Concrètement il faut changer la stratégie des marches du vendredi et du mardi à l’infini et la remplacer par 29 jours d’actions continues dont cinq (5) vendredis, de grèves générales et totales des commerces ainsi que des administrations avec des marches quotidiennes concentrées et massives dans les villes « chef-lieu » des 58 willayas.

Les communes et les Daïras ne sont pas concernées afin de constituer un réservoir d’énergie et de provisions.

En ce qui me concerne, seul je ferai une grève de la faim, en prison, pendant ces 29 jours durant ce mois de  » RAMADAN DES LIBERTÉS  » pour vous apporter mon soutien spirituel total en conjuguant le sacrifice de ma liberté avec le sacrifice de ma vie.

Je vous ai toujours dit que je n’avais pas peur, ni de la prison ni de la mort car la liberté du peuple Algérien est sacrée comme le sang de nos Martyrs.

La concentration, dans une période limitée de 29 jours, de toutes les énergies cumulées des commerçants, des administrations, des consulats, du peuple et des détenus d’opinion, aura beaucoup plus de chance de faire plier pacifiquement le régime que les seules manifestations du vendredi qui ont montré leur faiblesse et leur inefficacité pendant une année entière.

Même le Coran nous indique que le ramadan dure 29 jours continus et non 29 vendredis.

Les 22 fondateurs du FLN avaient choisi le 1er Novembre 1954 pour déclencher la révolution à KHENCHLA.

Je vous propose la date du vendredi 19 Février 2021 pour démarrer ce mois pacifique de ce « RAMADAN DES LIBERTÉS » car c’est par KHENCHLA aussi que, entouré de 15000 militants pacifiques et déterminés, nous avons cassé ensemble le « mur de la peur » le 19 février 2019 en arrachant le portrait géant du dictateur Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion de ma candidature à l’élection présidentielle d’avril 2019. C’est une date symbolique très forte pour marquer le début du succès de ce de « RAMADAN DES LIBERTÉS ».

Ce « RAMADAN DES LIBERTÉS » est dans la lignée de la grande grève de la faim collective que le FLN avait organisé du 1er au 14 Novembre 1961. Les 19 000 détenus de l’époque avaient participé à cette grève de la faim afin que la France coloniale et l’ONU reconnaissent leur statut de  » Prisonnier Politique ». Le succès de cette grève de la faim a été totale grâce au leadership des cinq (5) ministres en prison, membres du GPRA ( Gouvernement provisoire de la République algérienne) : Ahmed BEN BELLA, Hocine AIT AHMED, Rabah BITAT, Mohamed KHIDER et Mohamed BOUDIAF avec un seul poumon.

Du 19 Février 2021 au 07 Mars 2021, ce sont les hommes en priorité qui marcheront vers la victoire. À partir du 08 Mars 2021, journée internationale de la femme, ce sont les femmes et les familles qui les rejoindront jusqu’au vendredi 19 Mars 2021.

PS :  Texte à partager avec tous vos contacts pour que cette stratégie se diffuse partout en Algérie et à l’étranger dans la diaspora.

http://nekkaz-mjc.com/appel-pour-la-liberation-immediate…/