Scandale : M. Chakib Khelil continue d’administrer le site internet du Ministère algérien de l’énergie et des mines

José Bové appelle le monde à soutenir les anti-gaz de schiste en Algérie

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josé bovet

L’idée d’utiliser une denrée aussi rare, précieuse et vitale que l’eau pour aller fracturer des roches à plusieurs milliers de mètres sous terre n’a pu naître que dans l’esprit malade de gens qui depuis longtemps ne perçoivent du monde que les signes renvoyés par le CAC 40 ou la croissance du PNB.

Les mobilisations en France ont contraint le gouvernement de l’époque à faire voter une loi contre la fracturation hydraulique. C’était une superbe victoire qui a surpris tout le monde par sa rapidité et par le fait que parmi les opposants, se retrouvaient, côte-à-côte, des citoyens d’horizons politiques très différents. La défense de l’eau brisait les carcans politiques classiques qui imposent un monde binaire, droit/gauche, noir/blanc.

La Pologne était soi-disant le nouvel Eldorado pour les multinationales des hydrocarbures qui sont arrivés à Varsovie dans les bagages d’Obama en 2008. Depuis, les paysans et les citoyens se sont mobilisés. Certains, que j’ai rencontrés à plusieurs reprises dans l’est à la frontière avec l’Ukraine, se sont relayés pendant des mois, jours et nuits, pour empêcher les camions vibreurs d’entrer dans leur champ. Leur détermination a fini par arracher le morceau et les multinationales ont quitté les lieux en catimini.

Ces mêmes multinationales sont allées explorer le terrain en Roumanie d’où elles ont également été chassées par des milliers de manifestants déterminés. Chevron a annoncé son départ, le plus discrètement possible, il y a quelques jours seulement de ce pays.

Face aux dégâts sanitaires et environnementaux, aux Etats-Unis, l’Etat de New York a interdit la fracturation hydraulique et la Californie pourrait lui emboîter le pas très prochainement.

Sur cette planète, les gens refusent le gaz de schiste. Nombreux sont ceux qui se dressent, gagnent et leurs victoires font boule de neige.

Le simple fait que Total songe à exploiter le gaz de schiste dans le désert montre une fois de plus que cette entreprise est criminelle. Elle devra répondre de ses crimes devant un Tribunal environnemental international qui, je l’espère, verra le jour prochainement.

Total pensait pouvoir s’épanouir dans un pays du Maghreb sous la protection d’un système politique corrompu et répressif. Elle en est pour ses frais.

Total, grâce à son arrogance et à son cynisme, a soulevé la colère de dizaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens en qui je me reconnais.

Total doit immédiatement interrompre ces recherches dans cette région et laisser les gens tranquilles.

Les manifestations contre l’exploration du gaz de schiste en Algérie ne mollissent pas, bien au contraire ! Elles sont de plus en plus nombreuses. Elles doivent être soutenues par l’ensemble des habitants de la planète et en particulier par nous, qui habitons de l’autre côté de la Méditerranée, et qui sommes leurs voisins.

Moins de dix mois avant la Conférence sur le réchauffement climatique qui se déroulera à Paris, ces Algériennes et ces Algériens qui disent NON aux gaz-euros font naître l’espoir comme les indiens d’Equateur qui refusent avec acharnement de laisser dévaster leur forêt pour une poignée de pétro-dollars. Les gens se redressent. C’est une nouvelle donne que les chefs d’état qui se réuniront à Paris en décembre 2015 doivent sérieusement prendre en considération.

Ces manifestations sont le signe de l’émergence d’une conscience écologique mondiale qui place les ressources naturelles, la qualité de la vie, la beauté des paysages au-dessus des profits et sur lesquelles les idéologies de toutes natures viennent se fracasser. De ces manifestations coule une source d’espérance et de détermination qui nous renforce.

La septième vérité d’un marcheur

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Des conteurs aussi il y en a. Et même beaucoup et de tous les types, mais rares sont ceux qui narrent la démocratie, la justice, les horizons à ouvrir et les attentes des peuples à entretenir.

Un marcheur c’est quelqu’un qui marche et des gens qui marchent, il y en a. Il y en a même beaucoup et de tous les types. Il y a ceux qui marchent le long de la côte, ceux qui le font le long de la rue, ceux qui préfèrent marcher à côté du destin, à ras les murs, le long de la vie… Mais rares sont ceux qui marchent pour la démocratie ou pour la résolution des problèmes d’un peuple.
Des conteurs aussi il y en a. Et même beaucoup et de tous les types, mais rares sont ceux qui narrent la démocratie, la justice, les horizons à ouvrir et les attentes des peuples à entretenir. Rachid Nekkaz fait partie des deux à la fois. Il marche et il raconte. Et, pour couronner le tout, il nous dit quelques vérités. C’est ainsi que, tout en préparant sa prochaine marche qui aura lieu à partir du 21 mars prochain, qui ira d’In Salah à Alger, soit sur une distance de 1350 km, et qui durera entre 40 et 50 jours, Nekkaz nous balance sa première vérité. Il nous raconte qu’il revient des Etats-Unis où il aurait appris des Américains eux-mêmes que Chakib Khelil n’aurait pas la nationalité américaine. Apparemment emporté par son élan, il nous lance aussitôt sa deuxième vérité. Il nous rapporte que ce qui l’a «le plus choqué, c’est d’apprendre par le département d’Etat à Washington que certains officiels algériens se sont plaints auprès de l’Administration américaine pour m’avoir révélé cette information très sensible».
Racontant la situation économique du pays, Nekkaz nous offre sa troisième vérité. En effet, il raconte, presqu’en marchant, que «le gouvernement algérien a fait de notre économie une centrale d’achats de produits exclusivement étrangers pour acheter le silence de la communauté internationale et favoriser une oligarchie d’importateurs algériens». Une évaluation très pertinente que nul n’aurait idée de contredire. A la question posée par un confrère de savoir si notre pays est une démocratie, Nekkaz n’hésite pas l’ombre d’une seconde. Là aussi, il nous balance une autre vérité, sa quatrième. «Oui, dit-il presqu’en sautant de joie, l’Algérie est une démocratie» et, comme pour rester dans le vraisemblable il met un bémol «une démocratie certes imparfaite, mais c’est une démocratie qui fonctionne à peu près correctement à 85%» et n’allez surtout pas demander comment il a calculé ce taux de bon fonctionnement car lorsqu’on marche, ou lorsqu’on prépare une marche, on n’a pas le temps d’entrer dans les détails.
Pour que notre démocratie soit complète, entière, totale, idéale, eh bien rien de plus facile. Nekkaz qui calcule la différence entre 100% et 85%, lance le ballon sur la pelouse. «Il y a une zone de perfectibilité de 15% à laquelle chacun de nous doit participer.» On ne sait pas si c’est aux Algériens que notre marcheur-conteur s’adresse ou bien s’il le fait pour d’autres peuples. A moins que nous ne parlions pas de la même chose bien entendu. Dans tous les cas, Nekkaz a au moins le mérite de donner ses raisons. Et ce faisant, il nous fait cadeau de sa cinquième vérité. Il déclare ainsi solennellement «les policiers, les procureurs et les juges que j’ai été amené à rencontrer lors de ces cinq interpellations, ne m’ont jamais donné l’impression que je vivais dans une dictature». Par ailleurs, l’ex-candidat à la précédente élection présidentielle qui a fait un clip avec Lotfi Double Canon nous dévoile la sixième vérité: il espère pouvoir un jour arriver à faire revenir le rappeur exilé en France.
Pour finir, et toujours en marchant, notre marcheur-conteur nous dit caresser «l’espoir qu’en septembre les choses se décantent un peu plus, au nom du principe de réalité». Pourquoi septembre? C’est la vérité qu’il a préféré garder pour lui.

MANIFESTATIONS DEVANT TOTAL (Paris-La Défense )

total défense

موعد يوم 21 مارس على الساعة 10 صباحا أمام دائرة عين صالح نحو الجزائر العاصمة لمسيرة طويلة 1،350 كلم ضد توتال.

الهدف: تدويل مشكلة عين صالح لفرض مورا توريوم لمدة 7 سنوات إن شاء الله.
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وقعوا هنا من فضلكم من أجل التغيير:
http://nekkaz-mjc.com/?page_id=211900
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سلام، ازول،
استغلال الغاز الصخري يمكن أن يلوث المياه الجوفية، التي هي المصدر الوحيد للمياه في هذه المنطقة الصحراوية
توتال تنتهك حظر استغلال الغاز الصخري في فرنسا في جعل الجزائر، « صندوق قمامة فرنسا ».
شكرا، تنميرت
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المظاهرات القادمة أمام توتال (باريس لا دي فانس).
الجمعة 13 مارس على الساعة 12:00
و
السبت 21 مارس على الساعة 15 إن شاء الله.
جندوا من فضلكم أصدقائكم، وعائلاتكم لإنقاذ مياه صحرائنا من تلوث الغاز الصخري.
http://m.huffpost.com/mg/entry/6768188

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Rendez-vous le 21 mars à 10h devant la Daïra d’In Salah vers Alger pour une longue marche de 1350 Kms contre TOTAL.
Objectif : Internationaliser le problème d’In Salah pour imposer un moratoire de 7 ans inshaAllah.
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Signez ici pour le Changement SVP :
http://nekkaz-mjc.com/?page_id=211900
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Salem, Azul,
L’exploitation du gaz de schiste risque de polluer la nappe phréatique, seule source d’eau dans cette region saharienne.

TOTAL viole l’interdiction d’exploiter le gaz de schiste en France en faisant de l’Algérie, « la poubelle de la France ».
Chokran/Thanmirt
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PROCHAINES MANIFESTATIONS DEVANT TOTAL (Paris-La Défense ) :

Vendredi 13 mars à 12h et
Samedi 21 mars à 15h inshaAllah

MOBILISEZ SVP vos amis et vos familles pour SAUVER L’EAU de notre Sahara de la pollution du gaz de schiste.

http://m.huffpost.com/mg/entry/6768188

Rachid Nekkaz se remet en marche pour « internationaliser le combat d’In Salah contre le gaz de schiste »

al huffington post

 

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Rachid Nekkaz, le candidat malheureux à la Présidentielle de 2014, reprend son bâton de pèlerin, contre le gaz de schiste, cette fois-ci. Après sa « Marche pour le changement » de 669 km le 1er novembre dernier, le fondateur du Mouvement pour la jeunesse et le changement (MJC) s’ébranlera à partir du 21 mars pour un périple de 1350 km d’In Salah à Alger.

« Au départ, j’avais prévu une marche de 550 km de Tlemcen à Alger mais, vu l’urgence du dossier et la position suicidaire de l’Etat algérien sur la question, j’ai décidé de changer mon itinéraire et de faire une marche d’In Salah à Alger pour que la parole des militants d’In Salah dépasse les frontières de la daïra », explique au Huffington Post Algérie le politicien de 43 ans.

Rachid Nekkaz a prévu de se rendre une première fois dans ce bastion de la lutte anti-schiste en Algérie depuis deux mois, le 5 mars prochain pour proposer aux représentants de la population locale d’organiser avec les leaders politiques une conférence nationale sur le gaz de schiste.

Il reviendra ensuite à In Salah le 21 mars, jour prévu pour démarrer la marche vers Alger. « Nous avons prévu de parcourir 1350 km en 40 à 50 jours en passant par El Goléa, Ghardaïa, Djelfa, Laghouat, Médéa », détaille Rachid Nekkaz.

Moratoire

Le président du MJC propose un moratoire de sept ans « pour voir sereinement les avancées technologiques et s’assurer à 100% qu’il n’y aura pas de pollution de la nappe phréatique ». Il veut soumettre ce moratoire à l’entreprise française Total qui gère le site d’In Salah et a donc organisé un rassemblement devant le siège de la multinationale française à Paris

On a fait croire que la justice algérienne ne pouvait rien faire contre Chakib Khelil

 

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En sillonnant à pied l’Algérie, Rachid Nekkaz veut réinventer le militantisme en Algérie. De retour des Etats-Unis où il enquêtait sur Chakib Khelil à ses projets de duo avec Lotfi Double Kanon, le trublion de la campagne présidentielle 2014 raconte ses aventures.

 

Après la longue marche que vous avez entamée depuis Khenchela vers la capitale, vous comptez, cette fois-ci, recommencer à partir de Tlemcen. Quels sont vos objectifs ?

C’est une aventure humaine exceptionnelle qui permet de se dépasser physiquement et d’être en contact direct, voire viscérale, avec la population algérienne, jeunes et vieux, pauvres et riches, dans les plaines et les montagnes. L’objectif de toutes mes actions politiques et des différentes marches est de réaliser un changement pacifique en Algérie afin de construire un avenir pour notre jeunesse algérienne sur la base d’un Etat de droit.

Je souhaite réveiller les consciences afin de sortir de cette impasse politique causée par la maladie chronique du président Abdelaziz Bouteflika, qui fait beaucoup de tort au peuple algérien et à l’Algérie sur le plan international. Etant donné la gravité de situation sociale à In Salah et l’entêtement inexplicable du gouvernement d’exploiter le gaz de schiste en dépit du refus des populations concernées, j’ai décidé de bouleverser mon agenda personnel et politique.

Au lieu des 550 km prévus de Tlemcen à Alger, j’envisage de marcher 1350 km d’In Salah à Alger sur une période de 40 à 50 jours à partir du 21 mars prochain inchaAllah. Ceci en solidarité avec les Algériens du Sahara pour dire «Non au gaz de schiste» et «Oui à l’unité nationale».
Vous revenez des USA, où vous étiez janvier dernier pour demander l’extradition de Chakib Khelil pour qu’il soit jugé en Algérie. Où en êtes- vous dans cette démarche ? Avez-vous plus d’informations à nous avancer sur ce dossier ?

Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai eu un choc en apprenant la nouvelle de la bouche des autorités américaines à Alger, le 26 janvier dernier, que Chakib Khelil n’avait pas la nationalité américaine. Ce qui m’a aussi le plus choqué, c’est d’apprendre par le Département d’Etat à Washington que certains officiels algériens se sont plaints auprès de l’Administration américaine pour m’avoir révélé cette information très sensible. Durant cinq ans, le peuple algérien a été trompé.

On lui a fait croire que la justice algérienne ne pouvait rien faire contre   Chakib Khelil sous prétexte que l’ancien ministre de l’Energie disposait de la nationalité américaine. En réalité, il n’en est rien. Le passeport américain qui circule sur internet est un faux document pour tromper l’opinion publique algérienne. Chakib Khelil dispose uniquement d’une Green Card (carte de résidence). Ce faisant, les autorités américaines m’ont assuré que si la justice algérienne présente une demande d’extradition, elles ne s’y opposeraient pas.

C’est dans cette perspective que j’ai saisi officiellement le ministre de la Justice afin qu’il entame cette procédure d’extradition. Si d’ici six mois, le dossier reste en l’état, je serai dans l’obligation de déposer une plainte pour corruption et blanchiment d’argent à Washington contre Chakib Khelil. Mais, d’ici là, j’ai bon espoir que TayebLouh, ministre de la Justice, fasse avancer ce dossier sensible.

Vous appelez à une élection présidentielle anticipée. Quelles sont vos motivations ? Comment voyez-vous la faisabilité d’un tel projet ?

Un grand pays comme l’Algérie, en état d’alerte maximale sur cinq de ses six frontières terrestres, ne peut pas se payer le luxe d’avoir à sa tête un Président très malade, qui de fait est devenu une proie facile à la merci d’un entourage sans scrupules et intéressé. Cette situation inédite dans l’histoire des démocraties doit cesser. Comme l’écrasante majorité du peuple algérien, je ne peux pas accepter que le Président et notre pays soient ridiculisés sur la scène internationale.

C’est pourquoi, je pense que la chose la plus sage à faire est d’organiser, sous l’égide d’une commission électorale indépendante, une élection présidentielle anticipée en 2015 avec la participation de tous les partis politiques. C’est une idée qui a été avancée le 18 novembre dernier par l’opposition et à laquelle j’adhère à 100%. Les rencontres avec les leaders de l’opposition depuis deux mois s’inscrivent dans cette optique-là.

Que ce soient   Soufiane Djilali, Ali Benflis, Abderrezak Mokri, Abdelaziz Belaïd, Mohamed Dhouibi, MohcineBelabbas ou Mme Naïma Salhi, tous souhaitent une transition pacifique à l’occasion de cette prochaine présidentielle anticipée. Du côté du pouvoir, pour l’instant c’est le silence. J’ai demandé officiellement une audience auprès du président de la République sur ce point précis. L’histoire nous apprend que le silence n’est pas la meilleure réponse dans les situations de crise politique ou sociale.

Je vais continuer mon chemin en rencontrant tous les leaders et personnalités politiques de notre pays. Je caresse l’espoir qu’en septembre les choses se décantent un peu plus, au nom du principe de réalité. Car l’Algérie ne peut pas rester dans cette situation inédite et intenable pour la population qui se sent prise en otage.

Malgré tous les interdictions de marches auxquelles vous avez fait face, les interpellations dont vous étiez victime, la situation politique qualifiée par les partis, interdits d’organiser une simple réunion de «dégradante» et celles de la situation des droits de l’homme considérée par les défenseurs des droits de l’homme, de «rétrograde», vous continuez à qualifier le système politique algérien de «démocrate». Comment justifiez-vous votre position ?

Je persiste et je signe. Oui l’Algérie est une démocratie, certes imparfaite, mais c’est une démocratie qui fonctionne à peu près correctement à 85%. Il y a une zone de perfectibilité de 15% à laquelle chacun de nous doit participer. Je précise que la marche de Khenchela à Alger n’a pas été interdite. Elle a été «perturbée». C’est différent. Pour preuve, malgré 5 arrestations (une à Beni Ourtilane, une à Seddouk et trois à Alger), j’ai réussi finalement à parcourir les 675 km de marche «pour un changement pacifique» que je me suis engagé à parcourir. Cette marche aussi longue à travers 9 wilayas de l’est du pays a été un phénomène inédit en Algérie.

Les autorités n’avaient pas imaginé que je pouvais aller jusqu’au bout, ce qui explique ces petites interpellations sans violence, que je considère être des pauses pour mon corps mis à rude épreuve sur les hauteurs de la Kabylie. J’ai pu ainsi ressentir une part infime du calvaire de nos chouhada (Allah irhamhoum) et des moudjahidine dans les montagnes des Aurès et du Djurdjura pendant la guerre d’indépendance.

Pour revenir à ma position sur la réalité démocratique imparfaite en Algérie, comment expliquez-vous que j’arrive encore à faire des allers-retours entre l’Algérie et le monde entier, malgré le contrôle judiciaire dont je fais l’objet depuis cette marche de Khenchela à Alger ? Les policiers, les procureurs et les juges que j’ai été amené à rencontrer lors de ces 5 interpellations, ne m’ont jamais donné l’impression que je vivais dans une dictature.

Bien au contraire, puisque après chaque interpellation, j’ai été libéré immédiatement par les juges. Je tiens à faire une distinction importante à mes yeux. Une chose est de considérer que certains personnages de l’Etat abusent de leur pouvoir ou de leurs prérogatives pour porter atteinte à la liberté d’expression ou de mouvement de certains opposants ou simples citoyens. C’est une réalité manifeste. Une autre chose est de dire que l’ensemble des institutions du pays, dont celle de la Justice, obéissent aveuglément à ces personnages influents du moment. En venant en Algérie, je savais à quoi m’attendre.

Avec la jeunesse algérienne et les sages qui ont vécu les affres de la décennie noire, je me battrai jusqu’au bout et pacifiquement pour que l’Algérie fortifie son Etat de droit pour le mettre à l’abri de ces quelques détenteurs obscurs du pouvoir qui, à mon sens, sont en train de vivre leurs derniers mois de quiétude.

Vous n’avez adhéré ni à la démarche du FFS ni à celle de la CNTLD. Peut-on qualifier le parcours politique de Nekkaz comme «individualiste»?

Je respecte tous les efforts des partis politiques (FFS ou CNTLD) pour sortir de cette impasse politique. Pour vous répondre directement, je n’ai jamais été individualiste. Mais je crois à la force de l’exemplarité. Car les Algériens ont perdu confiance en les hommes politiques qui ont leur ont donné l’impression, à tort ou à raison, de rechercher le pouvoir à des fins matérielles et personnelles. Les Algériens veulent des femmes et des hommes sincères et désintéressés. Et je crois humblement en faire partie. Je me considère comme un citoyen engagé dans un esprit de rassemblement. Comme je viens de le rappeler, je rencontre petit à petit l’ensemble des responsables politiques algériens en vue d’imposer au pouvoir une présidentielle anticipée en 2015.Cela du demande du temps. Et je ne suis pas pressé.

Les cours du pétrole ne cessent de dégringoler. Les antigaz de schiste résistent encore au Sud devant l’insistance de l’Etat et les «provocations» du directeur de Sonatrach qui a déclaré récemment que son entreprise ne reculera pas quant à l’exploitation de cette énergie non fossile en Algérie. Que pensez-vous de la situation politico-économique du pays ? Quelles solutions proposez-vous pour sortir de cette crise ?

La situation politique est bloquée. La situation économique est alarmante, car le gouvernement algérien a fait de notre économie une centrale d’achats de produits exclusivement étrangers pour acheter le silence de la communauté internationale et favoriser une oligarchie d’importateurs algériens. Avec la baisse vertigineuse des prix du pétrole et du gaz, ce schéma suicidaire a atteint ses limites. La folie du gouvernement, car il n’y a pas d’autre mot pour qualifier son comportement irresponsable, d’exploiter coûte que coûte le gaz de schiste à In Salah révèle clairement l’absence d’une vision économique, qui va coûter très cher à notre pays dans les mois à venir en terme de paix sociale.

La solution la plus juste à In Salah est de mettre en place un moratoire de 7 ans, le temps de voir sereinement les technologies évoluer. L’entreprise française Total qui gère le site d’In Salah a tout intérêt à défendre ce principe de précaution. J’organiserai le 13 mars à 12h30 un rassemblement devant le siège de cette multinationale à Paris pour que Total accepte ce moratoire de 7 ans. Je me rendrai avant à In Salah le 4 mars prochain afin de proposer aux représentants de la population locale le principe d’une conférence nationale sur le gaz de schiste avec les leaders et personnalités politiques algériennes.

Sur le plan politique, afin d’apaiser la situation sociale au Sahara, les responsables de l’énergie en Algérie devront tirer les conséquences de leur choix suicidaire en démissionnant. Sur le plan économique, d’un point de vue global, la solution est de mettre la priorité sans plus attendre sur l’agriculture, le tourisme culturel et des zones franches industrielles dans les 48 wilayas afin d’attirer des capitaux privés algériens et investir dans la production nationale, génératrice de centaines de milliers d’emplois. Le pays compte 190 000 policiers, soit 5 fois plus que notre voisin marocain.

Je propose d’en ffecter 50 000 dans une police touristique afin de sécuriser les zones touristiques à venir. L’agriculture dont les importations (agroalimentaires) avoisinent les 15 milliards de dollars/an doit devenir à terme le 2e budget du pays après celui de l’éducation, afin d’augmenter notre productivité très faible aujourd’hui et baisser le volume des importations

Quel modèle politique défend Rachid Nekkaz ?  Quels sont vos prochains projets ?

Je défends un modèle présidentiel fort dans le cadre du renforcement d’un Etat de droit où la justice est indépendante et où les organismes de contrôle, tels que la Cour des comptes ont tous les moyens juridiques et financiers pour lutter contre la gabegie et la corruption. Mon prochain projet c’est cette longue et douloureuse marche de 1350 km à pied entre In Salah et Alger en passant par Ghardaïa, Djelfa, et Laghouat pour dire «Non au gaz de schiste» et «Oui à l’unité nationale».

Vous avez récemment lancé un projet musical avec le rappeur algérien Lotfi Double Kanon. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce sujet ?

Lotfi Double Kanon m’a contacté avant mon voyage aux USA pour savoir si je serais d’accord pour faire un duo et un clip ensemble sur la liberté d’expression en Algérie. A mon retour des USA, on s’est rencontrés. Le courant est très vite passé entre nous. Nous sommes de la même génération. Il a 41 ans, j’en ai 43. Et j’ai été touché par la sensibilité et les convictions de Lotfi. J’ai alors accepté de participer à son projet et au clip qui a été tourné en banlieue parisienne.

Je crois que le clip sera diffusé dans moins d’un mois inchaAllah. Mon objectif est de faire revenir Lotfi Double Kanon en Algérie car la jeunesse algérienne a envie de retrouver son idole. Lotfi est en plus un véritable artiste engagé, qui plus est très courageux à l’image du défunt Matoub Lounès.

 

Pour réactions: http://www.elwatan.com/actualite/on-a-fait-croire-que-la-justice-algerienne-ne-pouvait-rien-faire-contre-chakib-khelil-27-02-2015-288527_109.php

Manifestation le mardi 24 février 2015 contre TOTAL devant son siège à la Défense à Paris.

Demande d’audience au Ministre de la justice, Monsieur Tayeb Louh, en vue d’une demande d’extradition de M. Chakib Khalil des Etats-Unis vers l’Algérie

Lofti Double Kanon en duo avec Rachid Nekkaz / رشيد نكاز في « ديّو » « ماتهدرش » مع دوبل كانو

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lotfi double cannon

في‮ ‬شهر جانفي‮ ‬أطلقنا أغنيتين بعيدتين تماما عن السياسة والحالة الاجتماعية‮.. ‬الأولى عن سيد الخلق الرسول صلى الله عليه وسلم،‮ ‬والثانية حول كأس إفريقيا‮ ‬2015‮ ‬والفريق الوطني‮.. ‬بعد هذه الاستراحة القصيرة سنعود هذا الشهر بأغنية عن حرية التعبير في‮ ‬بلادنا فيها بعض المفاجآت‮. ‬وكالعادة راح تعجب ناس وما تعجبش ناس آخرين،‮ ‬المهم فيها رسالة قوية

بهذه الكلمات المقتضبة،‮ ‬توّجه فنان الراب لطفي‮ ‬دوبل كانو،‮ ‬قبل أيام،‮ ‬إلى محبيه عبر صفحته الرسمية على‮ ‬‭ »‬فايس بوك‮ » ‬التي‮ ‬يتابعها أكثر من‮ ‬3‮ ‬ملايين معجب،‮ ‬مثيرا بذلك فضول الجمهور حول فحوى أغنيته الجديدة؟ خاصة بعد قيامه بنشر صورة له وهو مكبّل اليدين ومكمّم الفم،‮ ‬في‮ ‬إيحاء قوي‮ ‬لمعنى الأغنية،‮ ‬التي‮ ‬وضع في‮ ‬خلفية تصميمها صورا لكل من محمد بوضياف ورابح بيطاط

وكريم بلقاسم والعربي‮ ‬بن مهيدي،‮ ‬موقعا إياها بعبارة‮ « ‬حرية التعبير‮.. ‬لطفي‮ ‬دوبل كانو قريبا‮ ».‬

وعلى الرغم من حرص دوبل كانو على إبقاء الأغنية في‮ ‬بند »المفاجأة‮ »‬،‮ ‬حتى‮ ‬يحين موعد طرحها،‮ ‬إلا أن تسريبات خاصة كشفت لـ‭ »‬الشروق‮ » ‬أن الأغنية ستحمل عنوان‮ ‬‭ »‬ما تهدرش‮ » ‬تستغرق حوالي‮ ‬4‮ ‬دقائق‮ ‬يقول مقطع منها‮: « ‬يا سلام اليوم ممنوع تنكر المُنكر حتى باللسان‮ .. ‬يا سلام اليوم اللي‮ ‬يدير الخير‮ ‬يقولو عليه تاع فساد‮ ».‬

وفي‮ ‬تصريحات حصرية خصّ‮ ‬بها‮ « ‬الشروق‮ » ‬من فرنسا،‮ ‬أكد لطفي‮ ‬صحة ما تم تسريبه لنا‮. ‬مضيفا‮: « ‬الأغنية كما سبق وذكرت سيدور موضوعها حول حرية التعبير‮.. ‬لكن المفاجأة أن مرشح رئاسيات أفريل‮ ‬2014،‮ ‬رشيد تكاز،‮ ‬ستكون له مشاركة مهمة فيها‮ » ‬مشيرا‮: « ‬أتصور هذه الخطوة لم‮ ‬يسبقنا إليها أحد‮. ‬ألا وهي‮ ‬إشراك رجل سياسي‮ ‬وناشط محّنك على‮ ‬غرار نكاز في‮ ‬أغنية راب‮ ».‬

وكشف صاحب‮ « ‬قولوا للحكومة‮ » ‬أن نكاز سيشارك في‮ ‬هذا العمل بمقاطع‮ ‬يتحدث فيها في‮ ‬بداية ووسط ونهاية الأغنية‮. ‬مضيفا‮: « ‬لقد اخترنا نكاز بعينه لأنه أكثر من‮ ‬يجسد فكرة أغنيتنا بعدما اتهمه‮ « ‬بعضهم‮ » ‬بالخيانة والعمالة والتخلاط،‮ ‬في‮ ‬وقت الرجل لم‮ ‬يسب الدولة‮ ‬يوما،‮ ‬بل طرح أفكاره وتصوراته كرئيس مرشح لقيادة الجزائر‮.. ‬أيضا،‮ ‬ما جعلني‮ ‬أصر على ترشيح نكاز لمشاركتي‮ ‬الأغنية هو ظهوره في‮ ‬برنامج قادة بن عمّار‮ « ‬هنا الجزائر‮ » ‬على شاشة‮ « ‬الشروق‮ »‬،‮ ‬وإصراره على تجسيد أفكاره والتشبث بمبادئه حتى بعد انتهاء الانتخابات الرئاسية‮.. ‬باختصار رأيناه نموذجا حيا لحرية التعبير‮ ».‬

واختتم دوبل كانو اتصاله مع‮ « ‬الشروق‮ » ‬بالقول‮: ‬‭ »‬لقد أثر فيّا شخصيا بعد بكائه ودفاعة خلال البرنامج على الطبقة الفقيرة‮. ‬وكذا نقله فيديوهات من عمق الجزائر‮. ‬والله أي‮ ‬مرشح آخر بعد انتقاده وتخوينه ومس أصوله كان سينسحب ويتركها لهم‮ ».‬

وأصّر دوبل كانو أن الأغنية هي‮ ‬توعوية في‮ ‬المقام الأول،‮ ‬وأنها لا تحمل أي‮ ‬نزعة هجومية‮: « ‬قد تعجب البعض والبعض الآخر قد لا تعجبه‮ .. ‬هذه هي‮ ‬حرية التعبير‮ »‬،‮ ‬كاشفا أن تسجيل وتصوير العمل تم بالكامل في‮ ‬باريس بمشاركة فرقة‮ « ‬أفريكا جينغل‮ ».‬

رشيد نكاز يوفر منزلا لوحيد الذي تزوج زوجة صديقه الجز

Nekkaz: Rebrab est un homme courageux

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nekkaz balcon paris

L’ancien candidat à la candidature pour l’élection présidentielle du 17 avril 2014, Rachid Nekkaz a appelé le ministre de l’Energie et le Pdg par intérim de Sonatrach à démissionner pour « éviter la dégradation de la situation sociale à In Salah et le blocage politique du pays qui reste sans président ».

Rachid Nekkaz a écrit mardi sur sa page facebook en s’adressant à ceux qu’il appelle les « dirigeants de l’énergie » qu’ « il est temps aux dirigeants du secteur de l’énergie en Algérie de présenter leur démission».

Par ailleurs, Nekkaz a loué l’attitude du patron du groupe « Cevital », Issad Rebrab au sujet d’extraction du gaz de schiste. « Un grand salut à la position courageuse de M.Issad Rebrab, premier industriel algérien, contre l’exploitation du gaz de schiste », a-t-il écrit sur sa page facebook.

« Il semble que le gouvernement algérien ait perdu le soutien des industriels dans sa folie pour l’exploitation du gaz de schiste à In Salah. La position qu’a prise M.Rebrab, lors de la conférence « Fikra » à l’hôtel Aurassi, qui appelle le gouvernement à développer d’autres secteurs comme la pétrochimie et les produits alimentaires, est une position juste et responsable », estime-t-il.

Pour rappel, Rebrab s’est opposé à l’exploitation du gaz de schiste en déclarant que « le gaz de schiste n’est pas une priorité pour l’Algérie ».

Arrivée de Rachid Nekkaz à Rome dans le cadre de la plainte pour corruption dans l’affaire Sonatrac et Saipem (entreprise italienne).

Rachid Nekkaz invité ce mardi à 21h sur Echorouk avec Youcef Nekaa