El Bilad : Après avoir embarrassé le pouvoir et l’opposition, il draine la foule

Poste

Nekkaz…une simplicité qui va droit aux cœurs !

Par quel miracle, Nekkaz a réussi là où des partis politiques et des personnalités nationales ont échoué dans ce pays ?

Durant plus de trente ans, pratiquement l’âge du pluralisme politique en Algérie, les partis politiques ont été incapables de drainer les masses vers la rue. La confiance des citoyens a été gagnée par une affaire d’opinion publique. La foule rassemblée hier devant la Grande Poste à l’appel de Rachid Nekkaz, le candidat exclu de la course présidentielle, a sonné le glas du peu de crédibilité qui reste à la classe politique…

Une foule de jeunes, qualifiée d’impressionnante par la majorité des observateurs de la scène politique, était au rendez-vous de la Grande Poste, pour la conférence de presse à laquelle avait appelé le candidat malchanceux de l’élection présidentielle du 17 avril prochain. Il est clair que les chefs de partis et les personnalités nationales ont accusé le coup devant la force de la présence et le charisme de cette personnalité, charisme gagné par un langage communicatif des plus simples, vidé des tournures sophistiquées, de toute exagération ou battage. Le langage de Nekkaz était simple, accessible et allait droit au cœur des jeunes, sans hésitation et sans ennui.

Le discours politique dans notre pays  est otage de la langue de bois et tout ce qu’elle véhicule en exagérations et falsifications. Le parti-pris ou l’intérêt du parti affiché par l’orateur politique tue généralement la confiance du citoyen, qui se sent courtisé la plupart du temps. Ces aspects négatifs du discours politique, étaient absents dans celui de Rachid Nekkaz qui s’est illustré par la simplicité et la concision. Pétri dans la culture de la démocratie et du pardon, il est resté lui-même au moment où il découvre la perte de ses parrainages. Le plus important, il a gagné en sympathie dans l’opinion publique tandis que la presse le sollicite et s’attarde sur son affaire : Il apparait comme la victime d’une réalité politique à laquelle il n’a point participé du fait que Nekkaz a vécu à l’étranger. Il s’intéresse à son pays d’origine, et abandonne derrière lui une vie de faste, une nationalité française, la richesse et la stabilité pour s’engager dans un processus qui l’a emmené à côtoyer les jeunes chômeurs, les démunis, les petites gens de la société algérienne. Tout cela  a contribué à le rendre encore plus sympathique à l’opinion publique algérienne : ses parrainages sont réels et nombreux malgré leur disparition…

Le plus à retenir dans ce qui est désormais l’affaire Nekkaz, et le plus important aussi est que les jeunes algériens suivent de près les  bouleversements de la vie politique, les « politiques », et sont extrêmement « politisés ». L’affaire Nekkaz est venue à point pour détruire la théorie classique selon laquelle le jeune algérien ne recherche que son bien-être personnel, très étroit, à savoir « le travail, le pain, le logement » et point barre ! La preuve par neuf est donnée : l’algérien recherche un « phénomène » politique qui le guide et encadre ses idées, bien loin de la langue de bois qui lui a fait perdre tout espoir et toute confiance en la politique et les politiques de tous bords ainsi que dans toutes les institutions de l’Etat.

Rachid Nekkaz aurait pu produire quelque chose de bon et d’utile dans le pays, par ses positions simples accessibles, la franchise dans le discours direct, par sa simplicité palpable dans la plupart de ses manifestations et expressions publiques.

Synthèse reprise et traduite par Sadjia G.

http://fr.elbilad.net/article/detail?titre=apres-avoir-embarrasse-le-pouvoir-et-lopposition-il-draine-la-foule-nekkaz%E2%80%A6une-simplicite-qui-va-droit-aux-coeurs&id=952

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