La septième vérité d’un marcheur

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Des conteurs aussi il y en a. Et même beaucoup et de tous les types, mais rares sont ceux qui narrent la démocratie, la justice, les horizons à ouvrir et les attentes des peuples à entretenir.

Un marcheur c’est quelqu’un qui marche et des gens qui marchent, il y en a. Il y en a même beaucoup et de tous les types. Il y a ceux qui marchent le long de la côte, ceux qui le font le long de la rue, ceux qui préfèrent marcher à côté du destin, à ras les murs, le long de la vie… Mais rares sont ceux qui marchent pour la démocratie ou pour la résolution des problèmes d’un peuple.
Des conteurs aussi il y en a. Et même beaucoup et de tous les types, mais rares sont ceux qui narrent la démocratie, la justice, les horizons à ouvrir et les attentes des peuples à entretenir. Rachid Nekkaz fait partie des deux à la fois. Il marche et il raconte. Et, pour couronner le tout, il nous dit quelques vérités. C’est ainsi que, tout en préparant sa prochaine marche qui aura lieu à partir du 21 mars prochain, qui ira d’In Salah à Alger, soit sur une distance de 1350 km, et qui durera entre 40 et 50 jours, Nekkaz nous balance sa première vérité. Il nous raconte qu’il revient des Etats-Unis où il aurait appris des Américains eux-mêmes que Chakib Khelil n’aurait pas la nationalité américaine. Apparemment emporté par son élan, il nous lance aussitôt sa deuxième vérité. Il nous rapporte que ce qui l’a «le plus choqué, c’est d’apprendre par le département d’Etat à Washington que certains officiels algériens se sont plaints auprès de l’Administration américaine pour m’avoir révélé cette information très sensible».
Racontant la situation économique du pays, Nekkaz nous offre sa troisième vérité. En effet, il raconte, presqu’en marchant, que «le gouvernement algérien a fait de notre économie une centrale d’achats de produits exclusivement étrangers pour acheter le silence de la communauté internationale et favoriser une oligarchie d’importateurs algériens». Une évaluation très pertinente que nul n’aurait idée de contredire. A la question posée par un confrère de savoir si notre pays est une démocratie, Nekkaz n’hésite pas l’ombre d’une seconde. Là aussi, il nous balance une autre vérité, sa quatrième. «Oui, dit-il presqu’en sautant de joie, l’Algérie est une démocratie» et, comme pour rester dans le vraisemblable il met un bémol «une démocratie certes imparfaite, mais c’est une démocratie qui fonctionne à peu près correctement à 85%» et n’allez surtout pas demander comment il a calculé ce taux de bon fonctionnement car lorsqu’on marche, ou lorsqu’on prépare une marche, on n’a pas le temps d’entrer dans les détails.
Pour que notre démocratie soit complète, entière, totale, idéale, eh bien rien de plus facile. Nekkaz qui calcule la différence entre 100% et 85%, lance le ballon sur la pelouse. «Il y a une zone de perfectibilité de 15% à laquelle chacun de nous doit participer.» On ne sait pas si c’est aux Algériens que notre marcheur-conteur s’adresse ou bien s’il le fait pour d’autres peuples. A moins que nous ne parlions pas de la même chose bien entendu. Dans tous les cas, Nekkaz a au moins le mérite de donner ses raisons. Et ce faisant, il nous fait cadeau de sa cinquième vérité. Il déclare ainsi solennellement «les policiers, les procureurs et les juges que j’ai été amené à rencontrer lors de ces cinq interpellations, ne m’ont jamais donné l’impression que je vivais dans une dictature». Par ailleurs, l’ex-candidat à la précédente élection présidentielle qui a fait un clip avec Lotfi Double Canon nous dévoile la sixième vérité: il espère pouvoir un jour arriver à faire revenir le rappeur exilé en France.
Pour finir, et toujours en marchant, notre marcheur-conteur nous dit caresser «l’espoir qu’en septembre les choses se décantent un peu plus, au nom du principe de réalité». Pourquoi septembre? C’est la vérité qu’il a préféré garder pour lui.


Commentaire

La septième vérité d’un marcheur — Un commentaire

  1. j’ai le sentiment que nous partageant la même chose monsieur Nekkaz , je c pas la décrire cet chose mais elle existe dans notre cœur c l’amour de L’Algérie , c de réussir une justice social , une ambition de servir notre pays sans compté les efforts le temps … sacrifier pour vivre notre passion c la réussite de poussé l’Algérie ver l’avant .

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