LE PRÉSIDENT TEBBOUNE EST MORT POLITIQUEMENT

« L’Algérie n’est pas un jeux vidéo qu’on pilote à distance à partir de l’étranger via des messages sur twitter ».

Lettre d’une vérité politique de l’otage Rachid Nekkaz.

Ce n’est pas un crime de dire la vérité au peuple algérien à l’approche de la nouvelle année.

Le Coran lui-même nous invite à la recherche de la vérité et de la patience.

 » وتواصوا بالحق و تواصوا بالصبر »

Ce n’est pas un crime de faire le constat constitutionnel, après deux mois d’absence totale d’images, que le président TEBBOUNE est mort politiquement.

La dernière vidéo du président Abdelmadjid TEBBOUNE diffusé le 13 décembre 2020 sur son compte twitter est très inquiétante pour l’ensemble des algériens.

Le peuple algérien ne peut tolérer et laisser un homme gravement malade affaiblir la Nation en restant à la tête du plus grand pays d’Afrique et de la deuxième puissance militaire du continent.

En effet, le véritable courage politique du président Abdelmadjid TEBBOUNE est de comprendre que son état de santé ne lui permet plus d’assurer les plus hautes fonctions du pouvoir exécutif de l’Etat algérien et que démissionner est la seule option réaliste et acceptable pour le peuple algérien.

En effet, il doit abandonner son poste comme l’ont fait ses deux prédécesseurs :  Le président Liamine ZÉROUAL, le 11 septembre 1998, lorsque des tensions importantes dans le système l’amène à donner sa démission et à organiser l’élection présidentielle anticipée de février 1999. Ainsi que le président Abdelaziz BOUTEFLIKA, le 02 avril 2019, obligé de démissionner à la suite de gigantesques manifestations regroupant des millions d’algériens qui mettront fin à plus de 20 années de pouvoir.

Il faut se souvenir que dans les années 1980, la dictature communiste de l’Union soviétique a connu la même situation catastrophique avec 3 dirigeants malades qui empêchèrent toute réforme économique et sociale en profondeur de l’URSS : Léonid BREJNEV avait fait plusieurs infarctus et il mourra en novembre 1982, Iouri ANDROPOV de novembre 1982 à février 1984 qui passa les 8 derniers mois de sa vie à l’hôpital et pour finir Konstantin TCHERNENKO de février 1984 à mars 1985, période qu’il passa entièrement à l’hôpital avant de mourir.

L’Algérie mérite d’avoir un président non diminué physiquement, disponible sur le terrain 24h/24h à l’image du dirigeant Russe Mikhaïl GORBATCHEV, qui en 1985 à l’âge de 54 ans dirigea la deuxième superpuissance de l’époque afin de mener les réformes prioritaires qui étaient l’économique, le social, la démocratisation et la transparence.

Un président relativement jeune pour l’Algérie est aujourd’hui une obligation pour mener sur la durée les réformes nécessaires pour sortir notre pays de cette crise et pour de ne plus mettre des militants politiques ainsi que des journalistes en prison.

Ce n’est pas un crime d’avouer aux 45 millions d’algériens que ni le pouvoir, ni l’opposition ne sont prêt à organiser et à participer à des élections dans les 90 jours.

Le 12 décembre 2020, le premier ministre, Abdelaziz DJERAD, a reconnu lui-même que notre pays traverse une crise sociale, économique et politique.

Etant donné ces conditions, ce n’est pas un crime de suspendre provisoirement la constitution et de former dès janvier 2021 un « GOUVERNEMENT DE TRANSITION » dans un esprit d’union nationale pour une durée de 12 mois

Dès 2022, nous pourrons élire un président en bonne santé et opérationnel à 100% pour mener les réformes politiques, sociales et économiques nécessaires pour relever les défis de l’Algérie de demain.

En 2015, 4 ans avant le déclenchement du HIRAK, j’étais le seul à avoir eu le courage de déclarer sur la chaîne de télévision Echorouk TV avec Kada BENAMAR que « le président BOUTEFLIKA est mort politiquement ».

En 2020, du fond de ma cellule de la prison de Koléa telle la « caverne de Platon » j’ai l’obligation d’éclairer mes concitoyens et le même courage de dire publiquement que « LE PRÉSIDENT TEBBOUNE EST MORT POLITIQUEMENT ».

Car j’ai une seule philosophie inspirée du défunt président BOUDIAF qui disait que ceux qui ont confisqué l’indépendance de l’Algérie ont fini par plonger le pays dans la plus sombre incertitude et que le plus important c’est « L’ALGERIE AVANT TOUT »

Les hommes meurent seule la vérité reste éternelle.

Le 27 décembre 2020.

Rachid Nekkaz Otage Politique


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