PERTE NATIONALITÉ FRANÇAISE DE RACHID NEKKAZ.

Communiqué MJC du 17 septembre 2020

Le 23 juin 2020, le député Samir Chaabna était nommé au poste de ministre délégué auprès du Premier ministre en Algérie en charge de la Communauté nationale à l’étranger.

Quatre jours plus tard, le 27 juin 2020 le président de la République Abdelmadjid Tebboune annule la nomination de Samir Chaabna, né en Algérie, pour avoir refusé de renoncer à sa nationalité française.

En effet, car comme la loi n°17-01 du 10 janvier 2017 l’exige, il  faut disposer exclusivement de la nationalité algérienne pour occuper certaines hautes fonctions (liste ci-dessous).

1. Le Président de la République

2. Le Président de l’Assemblée Populaire Nationale.

3. Le Premier ministre.

4. Le Président du Conseil constitutionnel.

5. Les membres du Gouvernement.

6. Le Secrétaire Général du Gouvernement.

7. Le Premier Président de la Cour suprême.

8. Le Président du Conseil d’État.

9. Le Gouverneur de la Banque d’Algérie.

10. Les responsables des organes de sécurité.

11. Le Président de la Haute Instance Indépendante de Surveillance des Elections.

12. Le Chef d’Etat major de l’Armée Nationale.

L’une des questions à se poser, c’est comment une personne titulaire d’une autre nationalité a pu être désignée comme ministre sans vérifier l’éligibilité de sa candidature alors que cette loi n°17-01 était en vigueur depuis plus de 2 ans et demi. 

Monsieur Samir Chaabna a expliqué que « les procédures judiciaires en France sont lentes et lourdes quand il s’agit de renoncer à la nationalité de ce pays » et que « le sujet est soumis, pendant plusieurs jours à un interrogatoire approfondi » « La procédure est longue et prend près de neuf mois ».

Rachid Nekkaz, né en France de parents étrangers algérien, avait la nationalité française qu’il a acquis automatiquement par le « droit du sol». Le 14 juillet 2013, Rachid Nekkaz a demandé officiellement au Président français François Hollande d’être déchu de sa nationalité française.

Un mois plus tard et pas neuf mois, par décret de l’Etat français en date du 20 août 2013, Rachid Nekkaz a perdu sa nationalité française afin de se présenter à l’élection présidentielle de 2014, il a été libéré de son allégeance à la France.

Cette perte de la nationalité française pour Rachid Nekkaz a été rapide et elle n’a fait l’objet d’aucun interrogatoire approfondi. Il y a 7 ans cet décision de Rachid Nekkaz était un acte unique, fort et historique qui a changé la donne dans un milieu politique fait d’impostures. C’est aussi un témoignage d’espoir et d’amour pour l’Algérie.


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