RÉPONSE DE RACHID NEKKAZ AU COMMUNIQUÉ DU DÉNOMMÉ BELKACEM ZEGHMATI EN DATE DU 13 DÉCEMBRE 2020. ULTIMATUM DE 48H AVEC DÉPOT DE PLAINTE.

Lettre de Rachid Nekkaz de la prison de Koléa (Algerie) en date du 12 janvier 2021.

J’ai attendu le 405 ème jour de prison pour réagir à votre réponse diffusée en direct au journal de 20h, le dimanche 13 décembre 2020.

Je la trouve insultante et dégradante pour tous les professionnels honnêtes du droit (avocats, juges, magistrats, procureurs, juristes, …) qui savent tous qu’aucun pays au monde n’autorise la prolongation d’un mandat de dépôt avec 24h de retard.

Ma détention arbitraire est aussi véridique que 2+2 = 4 et non pas 5, c’est une vérité absolue. Ce n’est pas un débat d’opinion mais une vérité juridique irréfutable.

L’actualité m’a donné raison de patienter 30 jours, en effet lors de ce moment avec une forte tension digne d’un scénario « HITCHCOCKIEN « , un ancien ministre de la défense a révélé au grand jour votre absence totale de crédibilité et d’autorité en « PISSANT  » littéralement sur votre mandat d’arrêt international dans le cadre d’un procès pour complot contre l’autorité de l’état et de l’armée.

Cet ancien ministre de la défense s’est payé le luxe de vous ridiculiser devant l’opinion publique algérienne et mondial, lors de son arrivée triomphale à l’aéroport, le 11 décembre 2020, en avion présidentiel avec un accueil solennel des officiels et le salut militaire de la part des officiers de l’APN.

Sous votre patronage, la justice algérienne est devenue une jungle, où règne la loi du plus fort, où les faibles sont détruits, brisés et broyés par le système judiciaire algérien.

Si vous aviez un code d’honneur ou simplement un soupçon d’honneur, vous auriez aussitôt démissionné. Mais apparemment cette qualité de l’honneur spécifiquement réservée aux hommes de valeur n’est pas la vôtre. Le vent d’hiver l’a déjà soufflé avant même de vous laisser le temps d’y penser.

Après celui de Chakib KHELIL, c’est votre mandat d’arrêt international qui a fini dans les toilettes du ministère de la justice. Permettez-moi de vous dire que cela commence à faire tâche sur votre curriculum vitae, passons…

Pourtant en 2013, le « ZEGHMATI procureur général », semblait être un homme courageux et admirable.

En revanche depuis 2019, le « ZEGHMATI ministre », est devenu scabreux et condamnable. Grisé par l’ivresse du pouvoir, il a pris goût à jouer toute la gamme des actes arbitraires. En prenant, jour après jour, des libertés dans l’application des lois avec comme résultat final une atteinte aux droits et libertés que garantissent la Constitution et le code de procédure pénale.

En effet, je suis arrivé à la conclusion que vous avez commencé une carrière de « DÉLINQUANT CONSTITUTIONNEL » le 1er août 2019, date de votre nomination, en violant les articles 102 et 104 de la constitution de 2016. Ces articles interdisent à un chef de l’Etat par intérim (Abdelkader BENSALAH) de modifier la constitution et de remanier un gouvernement. Vous ne pouviez pas ignorer que votre nomination en qualité de ministre de la Justice et Garde des sceaux, était anticonstitutionnelle, illégale et illégitime.

Et pourtant vous l’avez acceptée, vous avez donc violé sciemment et en toute connaissance de cause la constitution de notre pays et ce pendant 5 mois jusqu’à votre nomination légale, le 4 janvier 2020, en qualité ministre de la Justice et Garde des sceaux sous le gouvernement Abdelaziz DJERAD.

Cela étant dit, durant ces 5 mois d’exercice illégal de la fonction de ministre, tous les salaires que vous avez perçus du trésor public, toutes les nominations des juges et des procureurs que vous avez actés, toutes les condamnations prononcées par les magistrats nommés par vous, toutes les augmentations de salaires que vous avez décidés, sont nuls et non avenus.

D’ailleurs ses hausses de salaires ont été réalisées en réduisant le budget alimentaire des prisonniers, des économies faites sur leur dos. Détenus que vous avez affamés comme des chiens.

Ces augmentations vous ont permis de compromettre certains juges afin qu’ils rendent des condamnations entraînant l’emprisonnement de 300 détenus d’opinion.

Selon la loi algérienne, toutes vos décisions durant cette période de 5 mois sont illégales sans aucune contestation possible.

Par ailleurs, vous êtes en infraction avec la justice de notre pays et les chefs d’accusation à votre encontre sont les suivants :

·        Usurpation d’un poste ministériel.

·        Abus de pouvoir.

·        Abus de bien sociaux.

·        Corruption politique passive.

·        Vol en bande organisée.

·        Association de malfaiteurs.

·        Utilisation illégale de la force publique avec agression physique pour briser un mouvement de grève des magistrats.

·        Torture morale et psychologique (Isolement carcéral total de du détenu Rachid Nekkaz pendant 8 mois).

Pour la majorité des citoyens algériens qui ne sont pas expert en droit cela signifie que vous avez volé le trésor public, trahi la confiance du peuple et violé la mémoire de nos martyres qui ont sacrifié leurs vies pour que l’Algérie soit un état de droit.

Dans le coran on coupe la main aux voleurs. Dans le code pénal algérien, on les met en prison.

Dieu vous a fait petit, ce n’est pas un défaut. Napoléon Bonaparte avait une petite taille mais il a laissé une grande œuvre copiée et adoptée par le monde entier y compris l’Algérie, il s’agit du code civil mis en place en 1804 et du code pénal en 1810.

Code de procédure pénal algérien que vous avez utilisé pour emprisonner le petit peuple ainsi que les détenus d’opinions et politiques, ce qui représente un nombre de 300 prisonniers en 20 mois.

On ne devient pas un grand homme en écrasant de simples citoyens et des concurrents politiques potentiellement gênants pour les prochaines élections

L’exemple malheureux et édifiant de votre acolyte et prédécesseur au ministère de la justice, de décembre 1999 à juin 2002, Ahmed OUYAHIA, devrait vous faire réfléchir.

En effet, ceux qui écrasent injustement leur peuple finissent tôt au tard par se faire écraser à leur tour, c’est ce que nous enseigne l’Histoire.

Par conséquent, je vous laisse 48h pour rembourser immédiatement les mois de salaires perçus indûment, soit une somme totale de 400 millions de centimes.

Dans le cas contraire, mes avocats déposeront une plainte contre vous, le 14 janvier 2021, devant la cour suprême, soit 5 jours après avoir soufflé la bougie de mon 49ème anniversaire dans ma cellule, ce sera en quelque sorte mon cadeau d’anniversaire.

Rachid Nekkaz

Otage politique

Cliquer sur lien ci-dessous pour libération de Rachid Nekkaz.

http://nekkaz-mjc.com/appel-pour-la-liberation-immediate…/

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