RÉVÉLATIONS SUR LE GUANTANAMO ALGÉRIEN PAR LE PRISONNIER POLITIQUE RACHID NEKKAZ

Communiqué du 24 décembre 2020

Pour leur faire peur et pour les intimider, le dénommé Belkacem ZEGHMATI, ministre de la justice, a ordonné au directeur de la prison de Koléa d’installer un groupe de huit émirs et de sympathisants de DAECH dans le quartier 18B à côté des cellules des hommes de paix.

Ces cachots sont ceux du journaliste, Khaled DRAENI et de l’ancien candidat à la présidentielle algérienne Rachid NEKKAZ qui a fait partie des candidats au prix Nobel de la paix en 2018, 2019. Deux fois par jour, ils échangent des cordiales salutations entre leurs cellules.

Dans le quartier 18A qui se trouve à proximité, il y a 196 djihadistes de DAECH. Ainsi, la prison de Koléa est devenue LE GUANTANAMO ALGÉRIEN, une zone de non-droit et arbitraire.

Par exemple, il y a l’ancien chef terroriste du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), Amari SAÏFI dit « ABDERAZAK EL PARA » qui hurle à longueur de journée. Le GSPC est devenu, dès 2006, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)

Il y a aussi le sinistre Lambarek BOUMAARAFI, ancien militaire et assassin du président algérien, Mohamed BOUDIAF, tué le 29 juin 1992.

Avec les autres condamnés à mort, ils sont les seuls à être autorisés à jouer, sur un terrain de football entièrement neuf, une fois par semaine, devant tous les détenus qui passent par le long du couloir qui longe le terrain.

Tous les 15 jours, c’est un condamné à perpétuité, intelligent et cultivé, qui apporte les livres au journaliste et à l’homme politique. On l’appelle « LE MANDELA ALGERIEN » car il est emprisonné depuis 27 ans.

Khaled DRARENI est en prison depuis le 29 mars 2020. Rachid NEKKAZ depuis le 4 décembre 2019 dont les huit premiers mois, jusqu’au 04 août 2020, ont été effectués en isolement total dans une cellule située au milieu de huit cellules vides avec l’interdiction absolue de communiquer avec les autres prisonniers, ce qui est totalement illégal.

« Merci mille fois monsieur le Ministre de la justice » pour cette stratégie perverse dont l’objectif est d’insuffler la peur à un double niveau aux prisonniers du HIRAK qui sont des prisonniers d’opinion pacifiques : la peur du criminel dangereux et la peur de la prison.


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